Morceau Choisi

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Son Excellence
Kwame
Son Excellence
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Ce que les dictateurs dans le monde ont pillé.

Africa-Survie a écrit:
Une question, est ce que la France a laissé des dirigeants patriotes qui ont des projets de société pour leur peuple tranquille gouverner? Lissouba, Patassé élus démocratiquement "out" du pouvoir pour avoir oser penser au bien de leur peuple...

Tu as parfaitement raison, ma soeur, la France tuera ou dégagera du pouvoir tout dirigeant africain qui voudra développer son pays. Ceux qui restent éternellement au pouvoir sont ceux qui travaillent pour la France. Au mois de Juin 1992, Pascal Lissouba est élu, démocratiquement, Président de la République. Il  gagne en même temps les élections législatives.

Lorsque Pacal Lisouba fut élu, Elf avait 85% du pétrole; Sassou, 10%; les fonctionnaires(5%), le peuple(00%)...C'est une vérité absolue ! Au mois de mois de septembre de la même année, constatant que son pays va mal : un medecin pour 9000 habitants; mortalité infantile élevée, dette extérieure : 6 milliards de dollars...Pascal Lissouba se demande où passe l'argent du pétrole congolais ? Il convoque aussitôt les responsables de la Multinationale Elf Aquitaine pour gagner un plus de pognon, afin de subvenir aux besoins des congolais, améliorer leur condition de vie...La France de Mitterrand et de Chirac commence à destabiliser le Président Congolais.

Lissouba décrète à plusieurs reprises l'état de siège dans la capitale(au mois de juillet 1993). Les protagonistes se rendent au Gabon pour une possible réconciliation. C'est impensable. Comment le singe Bongo peut-il réconcilier Pascal Lissouba et Sassou Nguesso, le pitbull de Mitterrand , sans les intérêts de la multinationale française? De 1993 à 1997, Pascal Lissouba n'a pas pu faire ce qu'il voulait faire. Il a été complètement destabilisé par la France et sa Multinationale. C'est normal, car le pétrole congolais échappait, de jour en jour, cette dernière.

En tant que chef d'Etat, garant de la souveraineté de son peuple, comment peut-on accepter que 85% de la richesse de ce même peuple soit accaparée lâchement par une multinationale étrangère ? Certains chefs d'Etat - comme le pitbull Sassou Nguesso - peuvent l'accepter. Par contre,  d'autres, comme Pascal Lissouba, ne pourront jamais se coucher devant ce CRIME contre le peuple congolais. La France, il faut la foutre DEHORS, si nous voulons vivre en paix.



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Ziévouha
Cadet(te)
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LA TRAGEDIE DU ROI CHIRAC
 
Dans l’antiquité grecque, une tragédie est une pièce de théâtre où le héros, victime d’une malédiction divine, la fatalité, court inéluctablement à la mort. Plus qu’un aveugle, plus il se débat pour échapper à la mort qui lui est prédite, plus il s’y approche et en crée les conditions les plus appropriées.

A actualiser cet élément de la mythologie antique grecque, on peut aisément l’appliquer à Jacques Chirac, qui, voyant sa perte, celle de sa politique et des intérêts de son pays en Côte d’Ivoire, fait feu de tout bois pour atteindre son objectif : écarter L. Gbagbo pour continuer à exploiter honteusement les ressources de ce pays comme il en a toujours été le cas. Il ne lésine pas sur les moyens : politiques, économiques, diplomatiques, stratégiques (visite en Chine), achats de consciences (UA, CEDEAO) etc.. Les velléités libertaires du Président Ivoirien ne doivent pas faire école.

Or au fur et à mesure qu’il multiplie les voies et moyens pour arriver à ses fins, il se dévoile de plus en plus comme le seul et unique rebelle contre le pouvoir ivoirien. A chaque réunion internationale où il concocte un piège pour son ennemi juré Gbagbo Laurent, il se fourvoie, se fout le doigt dans l’œil, réussissant seulement à étaler sur la place publique, son aversion pour le pouvoir d’Abidjan, se fragilisant encore plus. Comme un naufragé qui se voit couler, il s’accroche à tout ce qui est à portée de main, même aux nénuphars. Il balance les bras dans tous les sens, donnant des coups à ceux qui pourraient même l’aider. A preuve : la France commence à s’attaquer à ses amis traditionnels (lire post de Djati : le Mali entre dans la danse anti–chiraquienne). Les dirigeants Africains commencent à se réveiller et à réagir (ATT, Konaré, Paul Billa…).

En clair, Chirac a échoué en CI et ceux qui se chargeront d’écrire l’Histoire de l’humanité écriront un jour qu’il était une fois LA TRAGEDIE DU ROI CHIRAC

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Lundi 30 octobre 2006

Beaucoup plus que l'opération "Licorne", l'ensemble de la tutelle franco-onusienne semble poser problème, comme le montrent bien les récents événements d'Abidjan — et les morts de Guiglo. Inédite sur le plan du droit international, la situation appelle pourtant d'intéressants parallèles historiques, mais aussi régionaux. Et les dires ne correspondent pas toujours aux faits... Partie pour "faire la paix" — et bon gré mal gré le bonheur de tous les Ivoiriens —, l'intervention de la France et de la communauté internationale a certes dans un premier temps limité la violence, même si elle n'a pas bouté la rébellion vers ses bases burkinabées, comme les accords de défense auraient pu y inviter. Mais, aujourd'hui, à la fois amplifiée et enlisée, la même intervention se prend dans un vertige interventionniste de gouvernance autoritaire et d'autoritarisme international qui ne laisse rien augurer de bon, et qui risque au contraire de mener à une violence croissante, cette fois d'origine exogène.

Pour les historiens, le processus en rappelle d'autres ! S'agit-il d'une "mise sous tutelle" rampante, ou d'un "territoire sous mandat" ? Si les mots ne sont pas employés, les réalités y ressemblent et ne sont guère encourageantes, à l'aune du Kosovo, par exemple. Pour des juristes internationaux, les Nations unies ont créé un monstre, notamment dans les contradictions non résolues entre un "Etat souverain" conservant toute sa validité à la Constitution ivoirienne (avec la "primauté de la résolution 1633 du Conseil de sécurité" prévoyant la prolongation du mandat du président ivoirien pour un an), et sa dépossession pratique autour d'un premier ministre arrivé dans les fourgons des décideurs internationaux. Mais surtout, les institutions internationales, en inventant un organe que l'on n'ose dire "ad hoc", le déjà fameux GTI ou groupe de travail international, ont réussi, premier exploit, à mettre le feu aux poudres. Cette commission formée de tous les pouvoirs interventionnistes onusiens, africains et français est censée se réunir périodiquement à Abidjan, comme un anachronique "conseil des gouverneurs" pour superviser et bientôt remplacer l'édifice étatique ivoirien, qui, bien sûr, fait de la résistance. Pour les africanistes favorables à la résolution autoritaire des conflits, un gouvernement fantoche en Sierra Leone, un autre sous tutelle au Liberia entraîneraient le même processus en Côte d'Ivoire ! Moyennant la coûteuse et interminable présence de 10 000 à 15 000 militaires par pays, renforcés par une armada d'ONG qui prospèrent sur les marges onusiennes.

Tout cela dans une grande irréflexion politique et dans d'inquiétantes improvisations. Car, à part diaboliser un régime et un président victimes d'un coup d'Etat téléguidé, en septembre 2002, où est la solution à long terme ? Nombre de militaires français n'ont qu'une envie : quitter le guêpier ivoirien. Encore faut-il, selon eux, le faire "dans l'honneur", et non dans des conditions dramatiques et sous l'épée de Damoclès d'accusations ultérieures — comme au Rwanda. Les massacres réciproques de novembre 2004, à Bouaké comme à Abidjan, ont été traumatisants pour les deux camps, et ne peuvent être politiquement réédités — ce qui a récemment favorisé un transfert inédit de la violence sur des forces onusiennes déjà à demi dépassées. La solution à la "Recamp" (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) semble échouer, comme la vietnamisation de triste mémoire. On ne le dira jamais assez : des violences plus grandes sont toujours possibles, dans une politique du pire que l'on voudrait croire inenvisageable. En dehors des boucs émissaires occidentaux, les millions de Sahéliens vivant au sud sont hélas, dans un scénario — catastrophe —, des cibles toutes prêtes.

Les solutions politiques proposées ont l'inconvénient majeur de se trouver en porte-à-faux avec l'opinion nationaliste sudiste, violemment antirebelle et attachée aux symboles de l'Etat ivoirien : armée, présidence, Assemblée, etc. Toute tentative de réédition de la Conférence de Kléber, toute solution militaire ou personnelle (sanctions ad hominem ou "solution à la haïtienne" de destitution du président), ne fera qu'échauffer les esprits ou faire exploser la capitale. S'il n'y pas une science exacte des "violences extrêmes" ni une thermodynamique des pressions, on est prêt à parier qu'une aggravation de la violence symbolique verticale, issue du "système de gouvernance mondial", pourrait se traduire par la multiplication de violences horizontales, entre groupes et ethnies, rendant la Côte d'Ivoire définitivement ingouvernable.

Michel Galy enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris.

Par Sir Djati - Publié dans : djati
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Il faut zigouiller tous les rebelles

Quand les rebelles ont pris les armes contre le pays le 19 Septembre, c'etait pour faire quoi? zigouiller tous ceux qui entraveraient leur marche vers le pouvoir. Et c'est ce qu'ils ont fait.
On a assez joue avec ces bandits.

Au Biafra, ils ont ete tous zigouilles et la paix est revenue.
La guerre est finie en Angola quand on a zigouille Savimbi et sa bande.
La guerre a pris fin aux USA quand on a zigouille les secessionnistes.
La paix ne reviendra pas en Cote d'Ivoire tant qu'on n'a pas zigouille les imbeciles qui ont attaque le pays en Septembre 2002. Desole, mais c'est cela la realite.

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