Morceau Choisi

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Son Excellence
Kwame
Son Excellence
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Ce que les dictateurs dans le monde ont pillé.

Africa-Survie a écrit:
Une question, est ce que la France a laissé des dirigeants patriotes qui ont des projets de société pour leur peuple tranquille gouverner? Lissouba, Patassé élus démocratiquement "out" du pouvoir pour avoir oser penser au bien de leur peuple...

Tu as parfaitement raison, ma soeur, la France tuera ou dégagera du pouvoir tout dirigeant africain qui voudra développer son pays. Ceux qui restent éternellement au pouvoir sont ceux qui travaillent pour la France. Au mois de Juin 1992, Pascal Lissouba est élu, démocratiquement, Président de la République. Il  gagne en même temps les élections législatives.

Lorsque Pacal Lisouba fut élu, Elf avait 85% du pétrole; Sassou, 10%; les fonctionnaires(5%), le peuple(00%)...C'est une vérité absolue ! Au mois de mois de septembre de la même année, constatant que son pays va mal : un medecin pour 9000 habitants; mortalité infantile élevée, dette extérieure : 6 milliards de dollars...Pascal Lissouba se demande où passe l'argent du pétrole congolais ? Il convoque aussitôt les responsables de la Multinationale Elf Aquitaine pour gagner un plus de pognon, afin de subvenir aux besoins des congolais, améliorer leur condition de vie...La France de Mitterrand et de Chirac commence à destabiliser le Président Congolais.

Lissouba décrète à plusieurs reprises l'état de siège dans la capitale(au mois de juillet 1993). Les protagonistes se rendent au Gabon pour une possible réconciliation. C'est impensable. Comment le singe Bongo peut-il réconcilier Pascal Lissouba et Sassou Nguesso, le pitbull de Mitterrand , sans les intérêts de la multinationale française? De 1993 à 1997, Pascal Lissouba n'a pas pu faire ce qu'il voulait faire. Il a été complètement destabilisé par la France et sa Multinationale. C'est normal, car le pétrole congolais échappait, de jour en jour, cette dernière.

En tant que chef d'Etat, garant de la souveraineté de son peuple, comment peut-on accepter que 85% de la richesse de ce même peuple soit accaparée lâchement par une multinationale étrangère ? Certains chefs d'Etat - comme le pitbull Sassou Nguesso - peuvent l'accepter. Par contre,  d'autres, comme Pascal Lissouba, ne pourront jamais se coucher devant ce CRIME contre le peuple congolais. La France, il faut la foutre DEHORS, si nous voulons vivre en paix.



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Ziévouha
Cadet(te)
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LA TRAGEDIE DU ROI CHIRAC
 
Dans l’antiquité grecque, une tragédie est une pièce de théâtre où le héros, victime d’une malédiction divine, la fatalité, court inéluctablement à la mort. Plus qu’un aveugle, plus il se débat pour échapper à la mort qui lui est prédite, plus il s’y approche et en crée les conditions les plus appropriées.

A actualiser cet élément de la mythologie antique grecque, on peut aisément l’appliquer à Jacques Chirac, qui, voyant sa perte, celle de sa politique et des intérêts de son pays en Côte d’Ivoire, fait feu de tout bois pour atteindre son objectif : écarter L. Gbagbo pour continuer à exploiter honteusement les ressources de ce pays comme il en a toujours été le cas. Il ne lésine pas sur les moyens : politiques, économiques, diplomatiques, stratégiques (visite en Chine), achats de consciences (UA, CEDEAO) etc.. Les velléités libertaires du Président Ivoirien ne doivent pas faire école.

Or au fur et à mesure qu’il multiplie les voies et moyens pour arriver à ses fins, il se dévoile de plus en plus comme le seul et unique rebelle contre le pouvoir ivoirien. A chaque réunion internationale où il concocte un piège pour son ennemi juré Gbagbo Laurent, il se fourvoie, se fout le doigt dans l’œil, réussissant seulement à étaler sur la place publique, son aversion pour le pouvoir d’Abidjan, se fragilisant encore plus. Comme un naufragé qui se voit couler, il s’accroche à tout ce qui est à portée de main, même aux nénuphars. Il balance les bras dans tous les sens, donnant des coups à ceux qui pourraient même l’aider. A preuve : la France commence à s’attaquer à ses amis traditionnels (lire post de Djati : le Mali entre dans la danse anti–chiraquienne). Les dirigeants Africains commencent à se réveiller et à réagir (ATT, Konaré, Paul Billa…).

En clair, Chirac a échoué en CI et ceux qui se chargeront d’écrire l’Histoire de l’humanité écriront un jour qu’il était une fois LA TRAGEDIE DU ROI CHIRAC

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djati

Lundi 30 octobre 2006
par Guy Millière (Professeur à l’Université Paris VII)
Il est philosophe, économiste, professeur d'histoire des idées, et connaît bien l'Afrique et la politique chiraquienne en Afrique.

Peu de temps après la chute de l’URSS, lors de la brève phase de "démocratisation", j’ai travaillé en Afrique subsaharienne. J’ai, entre autres, fait plusieurs séjours au Congo-Brazzaville. Le pays sortait exsangue de plusieurs années de dictature, de pillage, de contrats léonins, tels ceux liant le pays à la société Elf, qui pouvait acheter le pétrole à des prix très inférieur à ceux des marchés mondiaux.
Le Président élu a décidé de revoir les contrats pétroliers et de placer Elf en situation de concurrence. Ce qui eût été jugé ailleurs décision légitime d’un gouvernement souverain fut considéré, là, comme un acte d’insubordination intolérable, et déboucha sur un coup d’État qui remit en place l’ancien dictateur et permit à Elf de retrouver tous ces privilèges.
Dois-je le dire ? Chirac était déjà à l’Élysée à l’époque... Je suis libéral, défenseur du droit des hommes et de la liberté d’entreprendre.
La France à l’époque a violé ces principes qui me sont chers, agi au mépris complet des populations locales et de leurs intérêts, foulé aux pieds les intérêts des Français installés alors au Congo.
Je ne peux m’empêcher, en observant ce que je vois se passer depuis des mois en Côte d’Ivoire, de me dire que j’assiste à une nouvelle version du même scénario.
Lors des élections de 2002, après une période trouble qui a vu Konan Bédié remplacer Houphouet-Boigny, puis se trouver remplacé lui-même par une junte militaire commandée par Robert Gueï, une nouvelle constitution a été adoptée, des élections ont eu lieu où, pour la première fois, plusieurs courants ont pu se présenter, Laurent Gbagbo, socialiste, devint premier Président démocratiquement élu du pays. Mamadou Koulibaly, économiste libéral devint, lui, Président de l’Assemblée nationale.
La notion d’"ivoirité", en place depuis Konan Bédié, est aujourd’hui présentée comme une notion "raciste" et placée au centre des griefs : elle correspond en fait à la volonté des Ivoiriens de naissance d’endiguer une immigration massive venue des pays musulmans du Nord, qui risque de submerger l’identité nationale. Elle n’a pas posé de problème aux commentateurs jusqu’à ce qu’une autre question surgisse : les dirigeants élus du pays ont voulu, après l’élection, revoir des contrats anciens liant la Côte d’Ivoire à des entreprises françaises ; comme par hasard, quelques semaines plus tard, des putschistes armés par la Libye et on ne sait qui (mais on s’en doute) sont descendus du Burkina Faso pour tenter de prendre le pouvoir par la force à Abidjan. Les putschistes ont échoué, ont été repoussés au Nord par l’armée ivoirienne et des mercenaires appelés en renfort.

La France n’a pas soutenu le Président élu

Prenant au mot les accords de défense en place, le gouvernement ivoirien a demandé l’aide de la France, qui s’est "interposée", a évacué les Français du Nord du pays, sous occupation depuis, et a exigé à Marcoussis que le gouvernement intègre des putschistes en son sein. Le cynisme néo-colonial aurait voulu que la France remplace les dirigeants élus par des putschistes à sa solde, mais c’eût été trop "voyant". Une attitude respectueuse du droit aurait voulu que le pays retrouve son intégrité territoriale et que la France appuie les dirigeants élus : elle ne l’a pas fait, espérant obtenir par la pression ce qu’elle n’a pu obtenir par le putsch. Au bout de deux ans d’un statu quo destructeur pour le pays, les dirigeants élus du pays ont voulu libérer le Nord. La France a mis des entraves. Une bavure militaire, qui aurait dû faire l’objet d’une enquête, lui a servi de prétexte pour détruire sans attendre le potentiel militaire ivoirien, des émeutes ont suivi au cours desquelles l’armée française a tiré dans la foule. Les émeutes se sont aggravées, et le rejet du néo-colonialisme français a débouché sur des exactions envers la communauté française. Je ne sais ce que sera l’issue. Ce que je sais est que si le gouvernement français avait respecté les décisions des dirigeants élus de Côte d’Ivoire, si la France n’avait paru favoriser les putschistes, et si elle avait respecté les accords de défense, nous n’en serions pas là. Le peuple ivoirien n’a rien contre les Français : il a des griefs légitimes contre une politique sans scrupules qui est celle de Chirac. Chirac est responsable de la mort de soldats français et de la situation globale en Côte d’Ivoire. Le voir traiter les dirigeants ivoiriens de "fascistes" après avoir aidé des putschistes et avant de rendre visite à Khadafi serait risible, si ce n’était à ce point sinistre.

Par Guy Millière MGuymilliere@aol.com

Par Sir Djati
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Lundi 30 octobre 2006

Beaucoup plus que l'opération "Licorne", l'ensemble de la tutelle franco-onusienne semble poser problème, comme le montrent bien les récents événements d'Abidjan — et les morts de Guiglo. Inédite sur le plan du droit international, la situation appelle pourtant d'intéressants parallèles historiques, mais aussi régionaux. Et les dires ne correspondent pas toujours aux faits... Partie pour "faire la paix" — et bon gré mal gré le bonheur de tous les Ivoiriens —, l'intervention de la France et de la communauté internationale a certes dans un premier temps limité la violence, même si elle n'a pas bouté la rébellion vers ses bases burkinabées, comme les accords de défense auraient pu y inviter. Mais, aujourd'hui, à la fois amplifiée et enlisée, la même intervention se prend dans un vertige interventionniste de gouvernance autoritaire et d'autoritarisme international qui ne laisse rien augurer de bon, et qui risque au contraire de mener à une violence croissante, cette fois d'origine exogène.

Pour les historiens, le processus en rappelle d'autres ! S'agit-il d'une "mise sous tutelle" rampante, ou d'un "territoire sous mandat" ? Si les mots ne sont pas employés, les réalités y ressemblent et ne sont guère encourageantes, à l'aune du Kosovo, par exemple. Pour des juristes internationaux, les Nations unies ont créé un monstre, notamment dans les contradictions non résolues entre un "Etat souverain" conservant toute sa validité à la Constitution ivoirienne (avec la "primauté de la résolution 1633 du Conseil de sécurité" prévoyant la prolongation du mandat du président ivoirien pour un an), et sa dépossession pratique autour d'un premier ministre arrivé dans les fourgons des décideurs internationaux. Mais surtout, les institutions internationales, en inventant un organe que l'on n'ose dire "ad hoc", le déjà fameux GTI ou groupe de travail international, ont réussi, premier exploit, à mettre le feu aux poudres. Cette commission formée de tous les pouvoirs interventionnistes onusiens, africains et français est censée se réunir périodiquement à Abidjan, comme un anachronique "conseil des gouverneurs" pour superviser et bientôt remplacer l'édifice étatique ivoirien, qui, bien sûr, fait de la résistance. Pour les africanistes favorables à la résolution autoritaire des conflits, un gouvernement fantoche en Sierra Leone, un autre sous tutelle au Liberia entraîneraient le même processus en Côte d'Ivoire ! Moyennant la coûteuse et interminable présence de 10 000 à 15 000 militaires par pays, renforcés par une armada d'ONG qui prospèrent sur les marges onusiennes.

Tout cela dans une grande irréflexion politique et dans d'inquiétantes improvisations. Car, à part diaboliser un régime et un président victimes d'un coup d'Etat téléguidé, en septembre 2002, où est la solution à long terme ? Nombre de militaires français n'ont qu'une envie : quitter le guêpier ivoirien. Encore faut-il, selon eux, le faire "dans l'honneur", et non dans des conditions dramatiques et sous l'épée de Damoclès d'accusations ultérieures — comme au Rwanda. Les massacres réciproques de novembre 2004, à Bouaké comme à Abidjan, ont été traumatisants pour les deux camps, et ne peuvent être politiquement réédités — ce qui a récemment favorisé un transfert inédit de la violence sur des forces onusiennes déjà à demi dépassées. La solution à la "Recamp" (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) semble échouer, comme la vietnamisation de triste mémoire. On ne le dira jamais assez : des violences plus grandes sont toujours possibles, dans une politique du pire que l'on voudrait croire inenvisageable. En dehors des boucs émissaires occidentaux, les millions de Sahéliens vivant au sud sont hélas, dans un scénario — catastrophe —, des cibles toutes prêtes.

Les solutions politiques proposées ont l'inconvénient majeur de se trouver en porte-à-faux avec l'opinion nationaliste sudiste, violemment antirebelle et attachée aux symboles de l'Etat ivoirien : armée, présidence, Assemblée, etc. Toute tentative de réédition de la Conférence de Kléber, toute solution militaire ou personnelle (sanctions ad hominem ou "solution à la haïtienne" de destitution du président), ne fera qu'échauffer les esprits ou faire exploser la capitale. S'il n'y pas une science exacte des "violences extrêmes" ni une thermodynamique des pressions, on est prêt à parier qu'une aggravation de la violence symbolique verticale, issue du "système de gouvernance mondial", pourrait se traduire par la multiplication de violences horizontales, entre groupes et ethnies, rendant la Côte d'Ivoire définitivement ingouvernable.

Michel Galy enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris.

Par Sir Djati
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Lundi 30 octobre 2006
ABIDJAN (AFP) - dimanche 29 octobre 2006 - 10h13 -
"Chirac attaque", "La Chiraquie déchaînée"... En Côte d'Ivoire, pas un jour ne passe sans que la presse favorable à Laurent Gbagbo n'accable le président français, décrit comme un Machiavel prêt à tout pour parachever le grand dessein de son règne: renverser son vieil ennemi le chef d'Etat ivoirien.

Pourquoi Jacques Chirac est-il allé en Chine cette semaine?

Selon l'Elysée, il s'agissait de renforcer le partenariat économique et stratégique avec Pékin.

A Abidjan, les quotidiens dit "patriotiques" ou "presse bleue", tenus par des proches du camp présidentiel, n'en croient pas un mot. Si "Chirac fait la courbette à la Chine", estimait jeudi "Le Temps", c'est uniquement pour "neutraliser les soutiens de son ennemi juré Laurent Gbagbo à l'ONU".

Et pour rallier la Chine au projet français de résolution sur la Côte d'Ivoire en discussion à l'ONU, qui prévoit de réduire les pouvoirs du président ivoirien, accusé par Paris de bloquer le processus de paix.

Pour la presse pro-Gbagbo, il s'agit d'une nouvelle "tentative de coup d'Etat" échafaudée par un homme, Jacques Chirac, à la tête d'un réseau, "La Chiraquie", et d'un système, la "Françafrique", qui veulent punir Laurent Gbagbo d'avoir "libéré" la Côte d'Ivoire de leur joug "colonialiste".

Mémoires de Valéry Giscard d'Estaing, sondages, procès de la mairie de Paris: surfant sur les rapport calamiteux de M. Chirac avec son homologue ivoirien, la presse "patriotique" ne manque pas une occasion de se réjouir de la "déchéance" du "vieux colon" ("Le Temps").

Si "Notre Voie", organe du Front Populaire ivoirien (FPI, parti de M. Gbagbo) a été créé au début des années 90, les autres -- "Le Temps", "Le Courrier d'Abidjan" et "Le Matin d'Abidjan" -- ont tous été créés après la tentative de coup d'Etat rebelle de septembre 2002.

Avec une mission: défendre la Côte d'Ivoire face au "complot de Chirac", "père de la rébellion" qui veut "achever le coup d'Etat" contre M. Gbagbo.

"Notre adversaire n'est pas la France, mais Chirac, dernier nostalgique du colonialisme", affirme à l'AFP Théophile Kouamouo, Franco-Camerounais installé à Abidjan depuis 1999 et rédacteur en chef du "Courrier d'Abidjan".

"Il y a une vraie cristallisation sur la personne de Jacques Chirac. L'ambassade, elle, est rarement visé", note un diplomate français à Abidjan.

Pour un responsable français, cela traduit "un dépit amoureux". "Ils restent très attachés à la France et ne veulent donc pas croire qu'elle leur en veut. Donc ils se persuadent que c'est Chirac, et pas la France, qui leur en veut".

"Tout ce qui lui fait mal nous fait plaisir", souligne Théophile Kouamouo.

Et la fin justifie les moyens: dans un pays de grande liberté de presse, les journalistes dit "patriotes", tout comme ceux de l'opposition, privilégient le message politique, quitte à s'éloigner quelque peu du factuel.

"Quoique la France dise, cela est systématiquement interprété à leur manière et raillé", regrette le diplomate français.

"On décrit parfois ce qui pourrait se passer, pour éviter que cela arrive", explique Philippe Kouhon, le correspondant à Paris du "Matin d'Abidjan", qui a publié cette semaine un "plan d'attaque" français "imminent" contre M. Gbagbo.

"Nous sommes une presse de combat", ajoute Théophile Kouamouo. "On fait de l'alerte: quand une menace pour le pays apparaît, on en parle. Les journalistes français l'ont fait contre Le Pen après le 21 avril 2002, qui le leur a reproché ?"

"C'est le pays de la rumeur. Mais ça sert aussi à se dédouaner: si on est victime d'un complot, on n'a pas à se retrousser les manches pour améliorer la situation", dit un responsable français, en relativisant la portée de ces journaux, distribués chacun à moins de 15.000 exemplaires.

"Nous ne souhaitons qu'une chose, que la crise se termine", affirme Philippe Kouhon. "Et quand tout cela sera fini, nous reviendrons à des pratiques journalistiques plus classiques".

Par Sir Djati
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Vendredi 3 novembre 2006
Ils ont réussi à se faire peur! Les leaders du Rassemblement des houphouétistes qui ont prédit un après 31 octobre apocalyptique, n'ont pu mettre leurs menaces à exécution. Leurs militants chauffés à blanc depuis plusieurs semaines, sont restés chez eux.
Djédjé Mady, Mabri, Salif Ndiaye, Anaky, ADO et d'autres ténors des alliés de la rébellion, ont passé une fin de semaine mouvementée.

Selon des indiscrétions, les houphouétistes sont restés fidèles à leurs habitudes. Ils se sont mis au frais, pendant qu'ils exhortent leurs militants à prendre la rue. Ces leaders politiques, s'accordent des sources, se sont réfugiés loin de leurs domiciles. Certains ont trouvé le gîte à l'hôtel du Golf (Cocody Riviera), quand d'autres squattaient les couloirs de l'ambassade de France. Bédié, lui, est au frais depuis belle lurette à Paris. Et pourtant, que de menaces et de propos en l'air, avant et après la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. " Passé le 31 octobre, il n'y a plus d'Etat ", peut ainsi déclarer Alassane Salif N'Diaye de l'UDPCI. Le PDCI et le RDR se contentent de laisser leurs structures de jeunesse en première ligne.

 La lourde atmosphère que les partis politiques coalisés ont fait peser sur la Côte d'Ivoire a accouché d'une débandade généralisée. Alors que, à en croire des personnes proches des houphouétistes, les manifestations de rue, pour soutenir la France, ou " faire partir Gbagbo" étaient préparées avec détails. Un devis de 75 millions de F (d'aucuns disent plus) est même chiffré, et c'est le premier couac.
De fait, indique-t-on, le président du RDR, Allassane Ouattara, vers qui les yeux se sont rivés, s'est abstenu de supporter les charges tout seul. Alassane Ouattara exige des autres chefs de partis, qu'ils cassent la tirelire. S'ensuivent des hésitations. Bédié qui devrait venir à la rescousse garde le silence. De guerre lasse, le RHDP revoit ses ambitions à la baisse. Se promettant d'échafauder d'autres plans, à même de venir en soutien à Chirac, le parrain.

Pour l'heure, ADO choisit de se retirer en France. Ce mercredi, le patron du RDR a pris attache avec le Président Gbagbo. Objectif: lui faire part de sa volonté de s'absenter du pays. Il devrait donc prendre son vol dans les jours à venir. Sans doute le temps de se remettre de sa désillusions, après le maintien de la Constitution, synonyme de l'échec de Chirac au Conseil de sécurité de l'ONU. Ce départ imminent, diversement interprété, est perçu comme un aveu d'impuissance.
Les militants du PDCI et RDR, eux, n'en finissent pas de s'interroger sur le lâchage permanent de leurs leaders.

Pour sa part, le chef de l'Etat ironise sur l'attitude de ses adversaires. Hier, il a demandé à ses partisans de se garder de manifestation de rue "qui servirait de prétexte à ceux qui, en restant dans leurs salons, donnent des mots d'ordre, incitent à des manifestations de rue et organisent des massacres de personnes, en vue d'en faire la comptabilité en escomptant des dividendes politiques. "

Guillaume N'Guettia



Par Sir Djati
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Vendredi 3 novembre 2006
Le chef de l'Etat a prononcé hier un discours bref mais dense dans le fond. Une intervention qui, en même temps qu'elle apporte des clarifications au débat actuel, annonce un bouleversement imminent.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté mercredi nuit, sa 19ème résolution sur la Côte d'Ivoire depuis le déclenchement en septembre 2002 de la crise dans ce pays. Moins de 24 heures après le vote à l'unanimité des " 15 ", le Président Laurent Gbagbo s'est adressé, hier à 13 heures, à ses compatriotes, là où habituellement il observait un silence de quelques jours,- le temps certainement de prendre le pouls de la population-, avant de s'adresser à son peuple.

C'est que l'homme avait à cœur de ne point laisser prospérer le doute dans l'esprit des Ivoiriens, matraqués psychologiquement depuis avant-hier nuit par la très propagandiste Radio France internationale (Rfi) qui exploitait ainsi pour le compte de l'Elysée, le clair-obscur observé dans certaines dispositions de la résolution 1721. Et cela, en faisant croire que le Premier ministre pourra désormais gouverner par ordonnances et avoir une pleine autorité sur l'armée régulière.

C'est pourquoi, d'entrée, le Président de la République s'est réjoui que le Conseil de sécurité ait réaffirmé le principe de la primauté de la Constitution sur les décisions de cette instance onusienne. "Sur cette question fondamentale, la réponse de l'Onu est tombée : elle est claire et sans ambages. Les pays membres du conseil ont rejeté toute possibilité de subordination de la Constitution d'un Etat, quel qu'il soit, à la décision d'une organisation internationale, fût-elle l'Onu", a déclaré Laurent Gbagbo, avant d'asséner que "notre Constitution sera donc appliquée". Il en découle dès lors clairement que "toutes les atteintes contenues ça et là encore dans le texte de la résolution et qui constituent des violations de la Constitution de la République de Côte d'Ivoire ne seront pas appliquées".

Et vlan ! Exit donc toute interprétation tendancieuse du texte onusien au profit des déstabilisateurs. Place à l'observation de la légalité dans toute sa rigueur. Il ne s'arrêtera pas en si bon chemin, l'opposant historique au Président Félix Houphouêt-Boigny.

Conscient, comme il le répète à l'envi, que la solution à la crise ivoirienne ne viendra que des Ivoiriens eux-mêmes, Laurent Gbagbo est désormais prêt à engager le combat pour la libération nationale. " Le moment est venu pour le Président de la République de monter en première ligne. Je suis à la barre. J'invite particulièrement notre armée, dans toutes ses composantes, à défendre la Constitution et la République", a-t-il clamé, au grand bonheur de ses partisans, heureux de retrouver leur champion dans une posture telle qu'ils l'aiment; celle du combattant, prêt à se donner les moyens de franchir tous les obstacles pour libérer son peuple pris depuis quatre ans dans la nasse de la misère et de la paupérisation, en raison d'une guerre " absurde " à lui imposée par certains de ses fils.

Car, on l'aura remarqué, le Chef de l'Etat n'est plus prêt à confier son destin à une communauté internationale, visiblement manipulée par Paris, qui est loin d'être neutre dans le débat politique ivoirien. De sorte qu'au terme de la nouvelle prorogation du mandat présidentiel, l'on en soit encore, suite aux blocages savamment entretenus par les rebelles, à ergoter et à organiser une danse des sorcières sur la nature des pouvoirs à octroyer à un tel ou à un autre. Gbagbo veut prendre son destin en mains et il ne s'en cache plus.

La dernière phrase de son discours d'hier est tout un programme. "Dans quelques jours, je m'adresserai de nouveau à vous pour tracer avec vous le nouveau cadre de règlement de la crise ivoirienne", a tonné le "Woody" national, pour indiquer qu'il n'entend plus s'accommoder de collaborateurs qui, le jour, lui témoignent respect et dès la nuit tombée, tels des sorciers, échafaudent des plans pour le renverser. Il ne peut plus supporter la perfidie des uns et des autres qui, à Abidjan, rasent les murs de la Présidence et une fois à l'extérieur débitent injures et mensonges sur son compte.

Dans le milieu des gens bien informés à Abidjan, on indique que le discours originel du Président de la République a été considérablement dilué par le texte onusien qui, sur les questions fondamentales, n'est pas allé dans la logique française. " Si tel avait été le cas, le grand patron aurait prononcé un discours de rupture. Mais ce n'est que partie remise ", nous confiait hier un membre du premier cercle des collaborateurs du chef de l'Etat. Certainement que l'homme se donne le temps de mettre la dernière main à la pâte avant de lâcher la "bombe".

D'ailleurs à ce sujet, les bruits sur la formation d'un nouveau gouvernement ont repris de plus belle dans la cité abidjanaise en s'intensifiant depuis hier. Après avoir tordu diplomatiquement le bras au grand Jacques Chirac lui-même, qu'est-ce qui pourra désormais arrêter Laurent Gbagbo ? Ce n'est certainement pas le Rhdp, lui qui n'en finit pas de dérouter ses militants avec des mots d'ordre sans lendemain.

Yves De Séry
yvesdesery@yahoo.fr
Par Sir Djati
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Il faut zigouiller tous les rebelles

Quand les rebelles ont pris les armes contre le pays le 19 Septembre, c'etait pour faire quoi? zigouiller tous ceux qui entraveraient leur marche vers le pouvoir. Et c'est ce qu'ils ont fait.
On a assez joue avec ces bandits.

Au Biafra, ils ont ete tous zigouilles et la paix est revenue.
La guerre est finie en Angola quand on a zigouille Savimbi et sa bande.
La guerre a pris fin aux USA quand on a zigouille les secessionnistes.
La paix ne reviendra pas en Cote d'Ivoire tant qu'on n'a pas zigouille les imbeciles qui ont attaque le pays en Septembre 2002. Desole, mais c'est cela la realite.

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